Et donc, les petits n’enfants vont arriver tous les matins à l’école….ils vont d’abord déposer dans une panière leur téléphone portable (ou un vieux téléphone de papa mis au rebut parce qu’ils ne sont pas cons les petits n’enfants) et enfiler leur blouse. Grise la blouse, on est moderne, pas de blouse rose ou bleue selon le sexe, on n’est pas dans les années soixante (ça, je l’ai connu dans un de mes lycées).
Il serait bon d’envisager un levé de drapeau, mais cela, on va y venir, auparavant il faut créer une chorale pour apprendre la marseillaise aux petits n’enfants « qu’un sang impur » chantent ils en regardant Hicham qui, pourtant, est celui qui chante le plus fort. Pas de prof de chants ? Pas de spécialiste de la direction de chorale ? Bah, n’importe qui fera l’affaire, si possible une maman bénévole, mais pas voilée la maman !
Après cette mise en bouche, on passera aux choses sérieuse, la dictée !
Des textes de Finkielkraut, d’Ormesson et de Morano seront fournis par l’administration, pas question de dicter du Zola ou du Hugo, on ne va pas faire des petits n’enfants subversifs tout de même !
Puis, on rentre dans le dur, il serait bon que des cours de finance, pour remplacer les mathématiques soient instaurés afin d’apprendre aux petits n’enfants à devenir riche, mais pas trop, faut pas exagérer. On ne parlera donc pas des transactions boursières anticipées grâce à un délit d’initié (délit n’est plus le mot adéquat), ni du bon moyen de détourner le maigre pécule de leurs parents et de le planquer dans des îles paradisiaques. S’ils sont intelligents à la sauce Macron, ils trouveront tout seuls.
L’après midi, il serait bon que les petits n’enfants aillent en stage dans les entreprises, oui, même ceux de six ans, pour apprendre la vraie vie faite de travail et de sueur. D’ailleurs, ils seront notés selon leur productivité, tant qu’à faire, que tout le monde y trouve son bénéfice.
Vive l’école moderne, enfin un ministre progressiste.
