
Amoureuse des livres, j’ai l’habitude et je ne sais pas pourquoi mais c’est comme ça, de classifier mes lectures par un numéro de page : je note à quel moment , quel numéro de page je suis « rentrée dans l’histoire ». Je suis à la mode, aujourd’hui on classe tout, les lycées, les hôpitaux, les écoles de commerce et que sais je encore ! Ma classification ne date pas d’hier et me permet de mettre dans ma bibliothèque un palmarès au mérite.
J’aurais bien aimé la disposer ainsi ma bibliothèque, une ou plusieurs étagères pour les livres de 1 à 100, à hauteur des yeux comme au supermarché, dessous ou au dessus ceux de 100 à 200, puis tout en bas ou tout en haut les autres, ceux qui nécessite de grimper sur l’échelle IKEA ou de faire craquer les genoux pour se baisser et attraper le livre qu’on déteste à l’avance vu qu’on l’a déjà lu et pas aimé (mais je ne jette jamais un livre, c’est sacrilège). Pas de chance, mon classement n’a pas reçu l’approbation de ma moitié, bien plus pragmatique que moi, qui a estimé qu’un livre devient introuvable pour un homme pressé qui perd tout et qui ne retrouve jamais rien (d’où la question : quel est le plus pragmatique des deux?) et qui donc, a imposé le vulgaire classement par ordre alphabétique. Quel ennui ! Quelle platitude ! Mais il faut savoir faire des concessions et être plus maligne que le roi. J’ai donc apposé très discrètement sur mes livres une petite gommette de couleur qui, si quelques trous de mémoire viennent à s’installer dans mon cerveau vieillissant, me permettront vite fait bien fait de noter l’appréciation que j’ai donné à un livre quand j’avais toute ma tête. Et pour faire simple, toujours en prévision de cette perte de neurone, il n’y a que 4 couleurs possibles sur mes petits ronds de papier collant si discrets que je pense que ma moitié ne s’est pas aperçu que j’ai osé pratiquer le sacrilège de lèse bouquin en collant ma gommette. Vert pour le nirvana, à lire et relire, orange pour les livres bons, rouge pour ceux qui m’ont un peu ennuyée et noir pour les livres qui n’en sont pas.
Isabelle, tu commences à me connaître ? Du moins as tu lu mes petits textes pas toujours bien écrits mais toujours, toujours sincères parce que mes doigts refusent catégoriquement de taper des textes faux cul. J’en paye parfois le prix, me fais incendier, vilipender, honnir et si l’écran virait en 3D, je crois qu’une mitraillette aurait déjà percé pleins de trous dans ma tête. Donc si je te dis que ton livre a gagné ses gallons de gommette verte, tu me croiras ? Pourquoi ?
D’abord parce que le fond de ton livre me plaît énormément, j’aime les histoires d’amitié, celles qui démontrent qu’on peut être différents et s’aimer néanmoins. Ensuite parce que « tes amis » sont intéressants, ont de la personnalité, de la carrure d’ami telle qu’on te les chiperait bien. Ensuite parce que tu pimentes ton histoire d’un petit suspens et j’adore les énigmes qui te font oublier la casserole sur le feu tant que tu n’es pas arrivé à la page révélatrice. Et puis, tu les décris si bien tes amis que je n’ai pas résolu la question qui me taraude et là, c’est très fort : existent-ils vraiment ces amis ou ma copine a quand même une sacré imagination ?
Et ton style, que dire ? Alerte, optimiste, imagé, cocasse. On ne s’ennuie jamais en te lisant.
Enfin, une mention spéciale pour avoir placé une partie de ton histoire à Marrakech. Tu le fais exprès ou quoi ? Marrakech est aussi mon havre. J’y suis allée plusieurs fois et me damnerais pour revivre une journée inoubliable dans un palais de la palmeraie à me faire dorloter au hammam, masser, pétrir au savon noir et gaver de merveilleuses salades marocaines au bord de la piscine où nous étions seuls ma moitié et moi, dans un peignoir douillet et dans un silence de rêve. Pour mes autres impressions marocaines, je te renvoie à ton livre, pas mieux, tu les décris si bien.
Enfin je termine en te disant que j’ai 3 livres dédicacés dans ma bibliothèque. Un de Douglas Kennedy, un de Benoît Hamon et le tien. Pas mal entourée non ?

Trop fière de ne pas mourir dans l’oubli imposé par les réseaux sociaux et que mon Marcel soit » épinglé » dans tes » humeurs » que je partage avec tant de plaisir, souvent dans une communauté d’émotions et de ressenti. Je crois pouvoir dire que nous sommes devenues amies, grâce aux réseaux sociaux, d’affreux inquisiteurs diront certains, mais moi, il me plaît de savoir à qui j’ai affaire !!! Alors,moi Claudine Tixier et ses humeurs ( bonnes ou mauvaises) :j’achèteeeeee!!!!