Amis députés En Marche, je dis amis en agitant le drapeau blanc, c’est la trêve de Noël, et je vais profiter de ce moment particulier pour vous prodiguer quelques « conseils d’amis ».
Il paraît, et ce sont des journalistes qui le disent et vous connaissez leur promptitude à déclencher des polémiques (surtout à FR2) qu’à votre place je me méfierais, il paraît donc que certains d’entre vous commencent à avoir peur d’être poussés au divorce, tant vous travaillez comme des dingues pour que dalle, tant le régime pâtes/vieilles fringues moisies (venant de la cave pas aérée…) commence à agacer votre conjoint.e.
Déjà, faut arrêter de leur dire que vous allez à l’AN alors que vous êtes au bistrot avec les copains, des fois, il y a des caméras à l’assemblée, surtout au moment des votes et ça se voit que vous n’y êtes pas. Ensuite, faut pas leur dire aussi que vous allez à Paris alors que sur le billet d’avion c’est marqué Monaco ou alors, déchirez le, vous ne serez de toute façon jamais contrôlés. Arrêtez aussi de raconter que vous ne gagnez rien alors que vous passez votre paye au casino ou au poker ! Ça va finir par se voir, sont pas fous vos conjoints.es surtout si vous laissez traîner des jetons dans la poche de votre veste, le coup du jeton pour la machine à café de l’assemblée nationale, ça ne prend pas, ils/elles savent bien que vous ne le payez pas le café. Arrêtez aussi de leur dire que vous ne la connaissez pas plus que ça votre assistante parlementaire, alors que c’est la fifille de votre collègue que vous aviez repérée le premier jour au pot d’accueil.
Et tiens, toujours « conseil d’ami », si vous faisiez votre boulot ? Si vous engagiez des débats contradictoires pour ressembler à de vrais députés, au lieu de voter pour des trucs que vous ne comprenez même pas ? Si vous arrêtiez de raconter n’importe quoi aux journalistes, de vous plaindre de façon indécente, si vous potassiez un peu vos dossiers avant de passer à C à vous ? Seraient peut être fiers vos conjoints (j’arrête l’écriture inclusive, ça me gave), diraient en allant au marché « je suis l’épouse de monsieur le député, vous me le faites gratuit le gigot d’agneau ? » au lieu d’envoyer la bonne ou de raser les murs .
Bon, la trêve est finie, 5 minutes, c’est déjà bien trop, je m’en vais guerroyer avec le premier ministre dont la note de voyage en avion privé s’alourdit de 100 000 euros en une nuit.
