Monsieur le président (déjà là, j’ai du mal à écrire, président, ça m’écorche les doigts!)
Je vous écris une lettre que vous ne lirez pas même si vous avez le temps. C’est une lettre d’une personne de ce peuple de merde (je sais, vous n’avez jamais dit merde, vous avez dit « riens », mais le mot « merde » transpirait de tous les gros pores de votre peau, tâche!), alors vous ne la lirez pas. Je pourrais la signer Gattaz pour attirer votre attention, mais comme vous le voyez tous les jours, vous ne me croiriez pas.
Je viens de recevoir les sous de ma retraite, amputés d’une grosse partie de mon pouvoir d’achat, que vous avez décidé de me voler. Menteur, flagorneur et voleur ! Vous n’aurez pas besoin de faire les soldes, vous êtes habillé pour l’hiver !
Attention, je ne suis pas de ces égoïstes qui comptent leurs pièces jaunes tous les matins, si j’étais sûre que votre vol servirait à aider plus pauvres que moi, je serais bien d’accord, vous seriez mon Robin des lois. Mais ce n’est pas le cas il me semble, mon argent sert à compenser la suppression de l’ISF pour vos copains. C’est à dire que vous avez volé mon fric pour le refiler au gattaziens (et aussi à pénicautine, celle qui transpire marron) et je suppose que vous allez vous sucrer au passage. Et les gattaziens ne me diront même pas merci, qu’est ce que c’est pour eux une centaine d’euros ? Ils ne s’en apercevront même pas, continueront à crier famine et à réclamer encore des baisses de charges. Alors que pour moi, c’est ma cagnotte de vacances qui fout le camp….
Je sais que je n’ai que le droit de râler, et encore ! Ça va que vous ne la lirez pas cette lettre et que je râle dans le vide, parce que d’ici peu, je sens qu’on aura même plus le droit de râler, et bientôt plus le droit de pleurer aussi.
Alors qu’est ce qu’il va bien se payer avec mes sous le gattazien ? Un dé à coudre de champagne ? Un grain de caviar ? Dommage, un SDF pourrait manger plusieurs jours avec ça !
Et donc je ne partirai peut être pas en vacances…ce qui me libérera du temps pour vous écrire d’autres lettres et, sait on, l’une finira bien par vous parvenir, ça me laissera aussi le temps de trouver un moyen de récupérer mon fric d’une autre façon, je peux être désobéissante s’il le faut, déjà, la Bernadette, elle peut se brosser pour que je lui donne les pièces jaunes qui servent à payer les chambres dans les palaces pour Douillet. Je trouverai…je ne manque pas d’imagination, juste de pognon.
A la prochaine, vous remarquerez que je ne compte pas le temps mis à vous écrire, pourtant le temps c’est de l’argent….que je récupérerai un jour ou l’autre.
