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tombée dans la marmite ?

Petite fille de gaulliste paternel et de communiste maternel convaincus, j’ai été néanmoins élevée dans un mitterrandisme bon teint par des parents qui cachaient leurs convictions, beaucoup à cause de leur travail dans l’éducation nationale, un peu pour la paix familiale. Marquée par des événements tels que mai 68, j’ai toujours été la « rebelle » de la famille, celle qui louvoyait entre les obligations familiales, scolaires puis professionnelles. Toujours respectueuse en apparence des règles, je m’arrangeais la plupart du temps pour m’octroyer des libertés secrètes et vivre une vie autrement plus trépidante que l’image de petite fille sage que je donnais. Bref, j’étais devenue, par obligation, faux cul !

Le temps passant, la responsabilité d’élever deux enfants le mieux possible a bien calmé ma « rebellitude », même si, intérieurement, je garde des bouffées d’indignations et des rêves de révolution. Je suis donc devenue socialiste encartée bon genre, qui vote d’abord par fidélité puis, au fil du temps, qui retrouve ses travers « d’emmerdeuse » qui ne vote plus que par conviction. Un membre de la section dont je suis secrétaire se présente au poste de secrétaire départemental ? Je vote contre lui, ses idées libérales ne me conviennent pas, et tant pis si je suis la seule, tant pis si les autres me tombent dessus….

Les années Hollande ont bien écorné mon socialisme convaincu et les deux dernières années ont été une véritable souffrance pour moi, évitant tout débat avec mes amis sur le gouvernement, rasant les murs, me faisant porter pâle aux réunions du PS.
Comme beaucoup de socialistes, je suis tombée sous le charme des idées de Hamon, j’avais déjà discuté avec Emmanuelli lors d’une soirée formidablement socialiste et c’était un homme que j’admirais énormément. Hamon est son héritier et j’ai retrouvé un engouement, que dis je, j’ai trouvé un engouement que je n’ai jamais connu au PS avec certains responsables nationaux et autres locaux qui ne poussent pas à l’admiration !

Et jura qu’on ne l’y reprendrait plus, et s’est parjurée avec obstination, motivations et convictions. Une seconde jeunesse ? Un peu, le moyen de sortir de la torpeur de la retraite qui nous guette tous. Mais surtout, un besoin impérieux de bouger, de faire quelque chose d’utile, à mon tout petit niveau, les petits ruisseaux ne font ils pas les grandes rivières ?

Et devant ce libéralisme/capitalisme qui est en train de se casser la figure en entraînant d’abord les plus faibles, je refuse de n’être que témoin même si, à mon âge, je ne risque que de perdre un peu de pouvoir d’achat et beaucoup de dignité. Et la dignité….la dignité, ça vous met vent debout contre ceux qui y portent atteinte !

Publié le 21/12/2017 par Claudine Tixier

Un commentaire

  1. fotjadi le a dit:

    Rien à enlever à ce commentaire que je partage avec presque le même cheminement …

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