Terminant notre scolarité de 4 années à l’Ecole Normale d’Institutrices pour moi, d’Instituteurs pour mon époux, à Douai (59 500) nous avons d’emblée adhéré à ce mouvement, créant avec une vingtaine d’amis/es un Comité Normalien.
Chassés des locaux ENF/ENG qui abritaient nos réunions, nous avons siégé dans notre petit logement de jeunes mariés rue Martin du Nord, repas de 12 à 22 personnes (les pâtes ont été cuisinées de multiples façons) et cortèges de manifestation l’après midi.
Estimant notre niveau de compétences et connaissances insuffisant dans le contexte d’arrivée au bac/niveau bac d’une majorité de la population, nous avons bâti un projet de formation niveau licence et 2 années de Formation Professionnelle.
Aidés par quelques Profs qui ont abrité pour les nuitées, participé entre autres en véhiculant au travers des barricades à Paris en voiture (grève générale, il a fallu de l’imagination pour trouver de l’essence) présenter au Ministère, Recteur Gauthier notre cogitation…
Lui, il a fallu qu’il parte à la retraite pour voir surgir, 25 ans après, nos propositions, dépassées déjà, nous ne devions pas avoir été les seuls à les faire ! Un bon moment collectif qui nous a permis de prendre du recul sur le formatage enseignant et découvrir l’humilité et le bien-fondé de nos requêtes dès la rentrée : 20ans, 48 mômes de 2 à 4 ans dans ma classe dès le rentrée, sûr que j’ai appris à gérer en urgence !
Michel lui avec son CE1 et les outils, les conseils de collègues, m’aidait à faire des préparations matérielles jusqu’à des 23h !
