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Catégorie Mai 68

le témoignage de René

06/02/2018 | Publié dans Mai 68

J’avais 30 ans en 1968. Je vivais à l’étranger et j’avais suivi avec passion le déroulement du mouvement. Je suis arrivé en France fin décembre 72. J’ai assez rapidement adhéré à la FCPE, ce qui m’a fait rencontrer des enseignants dont beaucoup y avaient participé et dont beaucoup avaient gardé l’esprit de mai 68. Bien des années plus tard, j’ai eu une compagne qui avait 20 ans en 68. Alors étudiante en médecine, elle avait pris une part active aux grèves, aux AG et à diverses actions, respiré les gaz lacrymogènes et… beaucoup couru pour échapper aux CRS. Il y avait toujours sur un de ses murs la fameuse affiche « Il est interdit d’interdire ».

le témoignage de Huguette

05/02/2018 | Publié dans Mai 68

« Mai 68, mais à Nantes, les mouvements avaient commencé dès Mars, dans les usines, les étudiants, les CRS étaient déjà de la partie. Les écoles furent fermées, plus d’éboueurs, de carburant. Tout était à l’arrêt, nous étions jeunes , insouciants et ma foi, nous en gardons un très bon souvenir. Dès janvier, février, grève aux Batignolles, cathédrale de la Métallurgie, usine occupée, solidarité pour don de nourriture. -Sud Aviation (PDG séquestré dans son bureau, portes et fenêtres ont été soudées ) -Étudiants, dès Mars, lettres, sciences, rectorat mis à sac, les dossiers volaient par les fenêtres. Dehors les CRS chargeaient, les étudiants partaient en courant. Quelques uns furent ramassés pour être jugés les lendemains au Tribunal en Centre ville. Les étudiants étaient venus en nombre pour attendre les résultats. Plus tard, ouvriers et étudiants manifestaient en ville, Cours des 50 Otages qui était pavé. Ces pavés arrachés de la rue […]

le témoignage de Claudine

05/02/2018 | Publié dans Mai 68

Mai 68 pour une petite provinciale : bref mais intense J’ai 14 ans bientôt, j’habite dans une petite ville de province célèbre pour ses tapisseries. Je suis plutôt bonne élève, sage, obéissante, assez garçon manqué car j’ai un frère aîné qui m’entraîne souvent dans ses jeux de garçons et j’aime ça. Nous habitons dans un logement de fonction, ma mère est institutrice et mon père, ancien prof, a bifurqué vers l’orientation scolaire et professionnelle. Nous vivons donc dans l’école primaire qui jouxte mon lycée, escalader le mur qui les sépare pour aller en cours ne me fait pas peur et m’évite de faire le tour pour rentrer par l’entrée principale. J’ai 14 ans bientôt et nous sommes en mai 68, dans quelques jours je vais devenir d’un coup une adulte. Ce matin, nous n’avons pas classe, les profs débutent une grève qui va durer durer….alors mes copains et moi nous […]

le témoignage de Marie-Paule

05/02/2018 | Publié dans Mai 68

Terminant notre scolarité de 4 années à l’Ecole Normale d’Institutrices pour moi, d’Instituteurs pour mon époux, à Douai (59 500) nous avons d’emblée adhéré à ce mouvement, créant avec une vingtaine d’amis/es un Comité Normalien. Chassés des locaux ENF/ENG qui abritaient nos réunions, nous avons siégé dans notre petit logement de jeunes mariés rue Martin du Nord, repas de 12 à 22 personnes (les pâtes ont été cuisinées de multiples façons) et cortèges de manifestation l’après midi. Estimant notre niveau de compétences et connaissances insuffisant dans le contexte d’arrivée au bac/niveau bac d’une majorité de la population, nous avons bâti un projet de formation niveau licence et 2 années de Formation Professionnelle. Aidés par quelques Profs qui ont abrité pour les nuitées, participé entre autres en véhiculant au travers des barricades à Paris en voiture (grève générale, il a fallu de l’imagination pour trouver de l’essence) présenter au Ministère, Recteur […]

le témoignage de Roseline

05/02/2018 | Publié dans Mai 68

 » J’avais 18 ans (mais pas la majorité) je devais passer mon CAP de stenodactylo pour aider mes parents ! Les infos m’exaltaient et me terrifiaient ! Des copines allaient en cours par une porte « dérobée » Finalement tout est rentré dans l’ordre MAIS LE PRESIDENT a démissionné très vite et c’est dans les 5 premières années de 70 que les choses ont bougé ! Le carcan s’est un peu desserré ! Pour les femmes notamment ! Voilà ! Mon caractère rebelle n’est venu qu’avec MITTERRAND …J’ai déchanté deux ans après ! C’est ainsi que tout de même ce mouvement a fait bouger les lignes !!!!!!!!!!! « 

le témoignage de Marycl

05/02/2018 | Publié dans Mai 68

« Mon mariage le 11 mai 1968 , grève générale , pas d’ argent ds la famille pour nos cadeaux , ou si peu, qu’importe ! nous avons lutté et obtenu satisfaction et pour José et moi c’était le plus beau des cadeaux, j’ai une grande admiration pour les soixante huitards, bientôt 50 ans en 2018 ! allez le peuple fêtons le à notre manière !!! ».

le témoignage de Yves

05/02/2018 | Publié dans Mai 68

« J’avais 21 ans je travaillais en région parisienne je devais rendre visite à mes parents plus de train pendant 1 mois plus de transport les magasins vide les voitures brûlées des poubelles dans la rue les barricades c’est aussi ça 68 »

témoignage de Baya

05/02/2018 | Publié dans Mai 68

« Comme vous 13 ans à l’époque, les deux grandes soeur travaillent à l’usine près de chez nous,grève générale, Paris en plaine révolution et je me souviens que j’aurais aimée être plus grande pour participer à cette révolution »

le témoignage de Claude

05/02/2018 | Publié dans Mai 68

Au lycée d’Auch en première … on occupait l’établissement … on y dormait, ou plutôt on y passait des nuits blanches : je tapais le texte de Sergent Pepper’s sur la machine à écrire du secrétariat … je n’étais pas très engagé politiquement

témoignage de Danielle

05/02/2018 | Publié dans Mai 68

En Mai 68 ( j’étais en première année de Psycho à Jussieu ) je me souviens surtout de l’effervescence permanente à la Sorbonne (je m’étais retrouvée dans un petit groupe qui distribuait des sandwichs ), de la crèche de l’Ecole des Beaux Arts ( l’idée m’avait enchantée ! ) , et surtout de la trouille bleue que j’avais eu le 24 je crois, quand la Bourse avait commencé à brûler, et que les flics avaient rappliqué par toutes les rues autour de la place pour nous coincer, et que je m’étais avec d’autres réfugiée en courant dans une entrée d’immeuble… Nous sommes restés terrés là une partie de la nuit, le temps que les sirènes s’arrêtent ! J’ai repensé ensuite à ce superbe symbole : foutre le feu à la Bourse pour abattre le Grand Capital !